Je (te) crois

Pourquoi ne pas dénoncer les actes pédocriminels commis par ceux qui la composent ? Pourquoi excommunier les hommes qui aiment d’autres hommes ? Pourquoi rester immobile, dans une société qui évolue ? Dans la pièce de théâtre écrite et mise en scène par François Hien, on soulève toutes les ambiguïtés de l’Église en tant qu’institution, tout ce qu’on a à lui reprocher, que l’on soit croyant, ou non. On y trouve aussi une esquisse de réponse à la problématique de l’homophobie promue par l’institution catholique : l’Église serait en fait la plus grande communauté gay qui ait existé. Comme ça, ça peut faire sourire, mais l’argument est de taille. L’Église serait-elle suffisamment réputée pour son homophobie, au point que certains hommes entrent dans les ordres comme dans un ultime acte de répression d’une sexualité à laquelle ils ne veulent pas faire face, tant elle est stigmatisée par leur famille, par leurs amis, par leur paroisse ?Selon une étude Ifop pour La Croix, les catholiques pratiquants ont voté à 42 % pour des listes situées à l’extrême droite lors des élections européennes, dimanche 9 juin. Pourtant, moi, au catéchisme, on m’a dit qu’il fallait ouvrir la main à mon frère, le pauvre ou le déshérité qui est dans mon pays. On m’a dit qu’il fallait donner sans intérêt. On m’a dit qu’il n’y avait pas d’étrangers ni de gens du dehors, mais seulement des concitoyens des saints, des gens de la maison de Dieu. On m’a dit qu’il fallait s’aimer les uns les autres.Dans ce vote, dans cette homophobie latente, je ne retrouve pas cet amour qui devrait être inconditionnel. Alors, je n’y comprends plus rien. Pour y voir plus clair, j’ai rencontré François Hien à la fin de sa pièce, à la sortie du théâtre.Musique : Christian Rock Fièvre - Aime ton prochainHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Om Podcasten

C'est un podcast qui a pour objectif de raconter la grande histoire en partant de la petite (rien que ça), le macro en partant du micro (jeu de mots avec le microphone), pour démontrer que tout est politique. On snob souvent ce qu'on appelle le "bavardage", ces petites conversations sans importance que l'on a avec nos amis autour d'une pinte ou d'un caramel macchiato, où l'on philosophe et politise tout ce qui nous passe sous la main. Ici, on redonne au bavardage toute sa splendeur, en le sanctuarisant par l'enregistrement. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.